L’attente

Quoi de plus merveilleux que l’attente de cet enfant à naître prochainement. Plusieurs questionnements émergent alors pour les futurs parents : ce sera un garçon ou une fille ? Oh là là, des jumeaux! Va-t-il être sportif, studieux ou les deux à la fois? Deviendra-t-il un médecin, un pompier ou un artiste? Aura-t-il de l’audace, sera-t-il persévérant ou affublé d’une curiosité sans limite? 

Avant même sa naissance, maman et papa savent déjà qu’ils seront extrêmement fiers de ce qu’il ou de ce qu’elle sera, peu importe les choix qu’il fera tout au long de sa vie. Pour ce petit être qui grandit bien callé dans son cocon, nous avons un souhait et il en va de même pour notre famille, nos amis et notre entourage : avoir un enfant en bonne santé. C’est un souhait tout à fait justifié.

Tout s’écroule

Quel que soit l’âge de notre enfant, l’annonce d’un diagnostic de maladie incurable ou non est un coup de poignard direct au cœur des  parents que nous sommes. On reçoit une gifle en plein visage nous marquant de tristesse, d’inquiétude et de RAGE. Stress et anxiété vibrent au même rythme que nos battements cardiaques. Nos rêves et nos espoirs pour cet enfant se terrent au plus profond de nos êtres, le temps de se ressaisir. Car oui, nous finissons tous par trouver cette force intérieure qui nous était inconnue jusqu’à ce jour. Notre courage émane de chaque parcelle de notre corps nous permettant ainsi d’affronter cette épreuve, non par choix, mais par nécessité. Ce sera une bataille de tous les instant que nous menons, main dans la main, avec notre enfant, car notre devoir de parent est de le sécuriser et de lui dire que tout ira bien,  que papa et maman sont là.

Jamais seuls

Nous ne sommes jamais seuls pour traverser cette tempête. Il a y nos familles et amis pour nous soutenir et alléger ce fardeau pesant sur nos épaules et nos cœurs de parents. Il y a aussi le personnel soignant : préposés, infirmiers, médecins et bénévoles nous expliquant et nous rassurant du mieux qu’ils puissent le faire. Parfois, il en faut davantage et nous nous affligeons d’une mission : aider notre enfant malade qui affronte cette bataille avec courage et résilience. Nous devons lui trouver des solutions pour le rassurer et le calmer, l’aider à rester assis pendant les traitements, poser un baume réconfortant sur son quotidien qui n’est pas toujours facile, apaiser ses inquiétudes et son anxiété causée par sa maladie, en plus d’illuminer de soleil ses longues journées de solitude dans sa chambre d’hôpital.

 

Primordial

L’objectif numéro un pour papa et maman est de se procurer des ressources réconfortantes pour ce grand combattant de la vie en trouvant des solutions avec lesquelles il est facile pour notre enfant de créer un lien émotif avec des outils thérapeutiques. Des moyens sécuritaires et lavables, car une chambre d’hôpital se doit d’être protégée des microbes, des germes, des virus et bactéries. C’est donc un combat de tous les jours.

 

Au-delà…

Mais ces solutions réconfortantes vont au-delà de notre enfant malade. C’est aussi pour nous que nous faisons ces démarches mais peut-être aussi pour le petit frère ou la grande sœur qui est touché par la même peine que la nôtre. Cela reste une douleur qui lui est incompréhensible et difficile à expliquer. Ce frère ou cette sœur est aussi un enfant. Il est  remarquable dans cette épreuve et a lui aussi besoin d’être réconforté, d’entendre  que tout ira bien, que papa et maman sont là.

Donc, outiller notre famille avec des moyens permettant la relaxation devient essentiel, tout comme le fait d’apporter de l’apaisement et du calme à la maison comme à l’hôpital. Du réconfort à portée de main, voilà ce qu’il faut pour embellir ou tout simplement aider, soulager les petits comme les gros désagréments de notre famille. Le réconfort devient alors notre super héro car il nous apporte plusieurs bienfaits dont un sentiment de sécurité, un meilleur contrôle de nos émotions, de la tendresse, etc.

 

Bref…

L’objectif numéro un :

Nous voulons ce qu’il y a de meilleur pour nos enfants malades ou non. Tout au long de notre vie, nous y mettrons les efforts nécessaires pour y parvenir, peu importe l’âge de nos enfants. Leurs combats seront les nôtres, de même que leurs réussites. Comme on dit,  « parents un jour, parents toujours ».